19/10/2022 : Rio Gallegos (Pescazaike) – Puerto Natales (Chili) 307 km
Debout 7h, le vent s’est calmé mais il fait frais. Un beau lever du soleil sur le rio Gallegos. Petit déjeuner et bonne douche bien chaude. Nous nous sommes débarassés des produits frais, car il y a un contrôle à ce niveau à la frontière chilienne. Le Chili est assez pénible pour les contrôles sanitaires alimentaires d’après ce que l’on a pu lire à ce sujet. De nombreux produits sont interdits, il y a normalement une liste, mais on ne l’a jamais trouvée. Le lait, les fromages, le beurre sauf s’ils sont pasteurisés, la viande fraiche, les charcuteries ouvertes ne semblent pas pouvoir passer la frontière, ni les bananes mais les oranges oui ! On ne comprend pas trop, du coup, on a gardé seulement les conserves !
8h45, départ ! Le temps est gris et bien triste…Pas de vent et une route bien droite mais vallonnée,il fait 6,5°. Toujours cette steppe patagonienne et cette immensité sauvage, sans âme qui vive ni aucune habitation durant des kilomètres, c’est impressionnant d’être aussi seuls au monde !
On croise enfin un gaucho sur son cheval !
Le paysage devient de plus en plus vallonné,
des cours d’eau au bord de la route et un couple d’ouettes de Magellan
le mâle est blanc et la femelle brune et ils sont toujours en couple, on en rencontrera beaucoup sur notre parcours !
Le temps s’est éclairci et on aperçoit déjà les contreforts de la Cordillère des Andes, enneigée, magnifique !
avec des centaines de moutons qui s’installent dans le paysage !
La cordillère des Andes, qui s’étend le long de la côte ouest de l’Amérique du Sud, compte parmi les plus grandes chaînes de montagnes du monde.
Ses reliefs variés comprennent des glaciers, volcans, plaines, déserts, lacs et forêts. Les montagnes abritent des sites archéologiques de l’époque précolombienne, ainsi qu’une faune diversifiée, avec des chinchillas et des condors. Depuis le Venezuela, au nord, la cordillère traverse la Colombie, l’Équateur, le Pérou, la Bolivie, l’Argentine et le Chili sur 9000 km !
Le paysage est de plus en plus beau, cette fois avec des chevaux sauvages !
Il est 11h et l’on s’arrête à la station service de Tapi Aike, au milieu de nulle part. C’est la seule station avant Puerto Natales au Chili. Il vaut mieux ne pas se rater !
On déjeune, c’est un peu tôt mais la frontière n’est pas très loin et il nous faut finir les produits interdits au Chili !
A 12h on repart et on évite de compter les moutons sinon on va s’endormir ! 😀 😉
Le vent s’est levé et souffle en rafales. Nous arrivons à Rio Turbio, une ville minière très moche, avec des routes défoncées !
Quelques kilomètres plus loin, la frontière de Dorotea. D’abord la douane argentine. C’est très administratif, on passe de guichet en guichet, nous présentons nos passeports et l’autorisation fourni par le loueur pour le véhicule. Ils nous tamponnent bruyamment nos papiers ! l’ambiance est très cool : ils cassent la croûte devant nous avec le transistor allumé ! Nous marchons ensuite quelques centaines de mètres, cette fois c’est la douane chilienne. Rebelote pour les papiers, on nous demande aussi notre pass sanitaire covid, puis le camping-car est inspecté (ouverture du frigo et des placards pour vérifier que l’on ne détenait pas de produits frais), OK, tout va bien ! Pas très sympathiques les chiliens !
Nous sommes au Chili et prenons la direction de Puerto Natales. On voit apparaitre sur les panneaux une inscription « Ruta del fin del Mundo » (La route du bout du monde).
Il est 14h lorsque nous arrivons à Puerto Natales, notre 10ème étape. Le temps s’est fortement dégradé avec de gros nuages noirs ! On vous rassure, ce n’est pas nous suspendus au bout des barres de fer ! 😀 😉
C’est une petite ville de 20 000 habitants, au bord de la mer. Elle est très connue car elle sert de base pour aller visiter le célèbre et somptueux Parc National Torres Del Paine, à une petite centaine de kilomètres plus au nord !
Puerto Natales est très agréable, nous circulons dans les rues à la recherche de notre camping, mais, hélas, il est fermé ! Nous en cherchons 2 autres, fermés également, pas de chance !
Nous nous baladons au bord de la mer,
mais le vent redouble de violence !
La vidéo drone de Puerto Natales
Nous nous garons dans le centre ville, sur la place d’Armes,
et devant l’église María Auxiliadora Del Carmen, que nous visitons.
Une belle église toute simple.
Puis nous partons à la recherche d’un bureau de change pour prendre quelques pesos chiliens. Nous finissons par en trouver un et nous changeons une centaine d’euros.
Nous cherchons maintenant un coin où se poser pour la nuit. Je finis par trouver (sur mon application iOverlander) un camping à une trentaine de kilomètres de Puerto Natales. Ça tombe bien car c’est sur la route du Parc National Torres Del Paine que nous allons visiter demain.
Nous voilà partis sur la route. A une intersection, nous empruntons une piste caillouteuse d’une dizaine de kilomètres,
qui nous mène au bord du lac Sofia. Le camping est un peu plus loin mais le portail est fermé, décidément, ce n’est pas notre jour !
Finalement, ce n’est pas très grave, car le coin est très joli et nous décidons de rester là pour la nuit.
Nous sommes seuls, accompagnés seulement par un couple d’ouettes de Magellan et leur petit,
et d’une mouette mélanocéphale !
Le temps se gâte et la pluie se met à tomber, puis quelques flocons de neige ! On rentre se mettre au chaud, dîner et dodo bercé par le bruit des vagues !…
Demain, le Parc National Torres Del Paine, espérons qu’il fasse beau !
Bye Bye,