20 et 21/05/2016 : Séville
Réveil 8h sur le petit port tranquille de Gelves. Le ciel est tout bleu et il fait déjà chaud !
A 10h nous prenons le bus pour Séville. En 15mn nous sommes au terminus en plein centre ville.
Séville a creusé sa place dans l’Histoire. Elle compte de nombreux joyaux architecturaux, comme la Giralda ou l’Alcázar, et c’est certainement la ville espagnole qui a su le plus intelligemment concilier son histoire et l’appel de la modernité pour devenir une cité internationale.
Le quartier de Santa Cruz, avec ses ruelles pavées et ses patios généreusement fleuris, connaît une effervescence surréaliste les soirs de week-end. On passe de bars à tapas en bars à vins, on fait connaissance, on baigne dans la bonne humeur d’une Andalousie qui n’aime rien tant que la fête et les rencontres, surtout si une guitare surgit comme par magie. Car Séville, c’est avant tout les Sévillans… et les Sévillanes.
Cité phare de l’histoire espagnole, où les cultures chrétienne et musulmane ont vécu une stimulante cohabitation, Séville étale fièrement ses monuments le long du Guadalquivir. Bien sûr, il faut les visiter, mais il faut aussi flâner dans les quartiers populaires, arpenter les ruelles pavées bordées de bâtisses colorées aux toits envahis d’herbes folles qui fleurissent au printemp, pousser les portes des patios couverts d’azulejos, s’enfoncer dans les jardins luxuriants qui parsèment la ville, aller à la rencontre des habitants, qui se révèlent étonnament cordiaux.
Séville, un choc architectural bien sûr, un coup de cœur avant tout. On comprend qu’elle ait inspiré tant d’artistes.
Séville est la la capitale de l’Andalousie et la 4ème ville espagnole avec 700 000 habitants…
Nous commençons par le quartier de Santa Cruz et la Tour de l’Or sur les bords du canal Alfonso XIII.
La vue est très belle sur la ville et les arènes.
Le théâtre de la Maestranza
Nous continuons vers la « Plaza de Toros de la Maestranza », c’est à dire les arènes, aux couleurs ocre du sable et rouge sang. Elles peuvent contenir jusqu’à 12000 spectateurs !
Il y a une trentaine de corridas par an à Séville entre Avril et Octobre.
Nous arrivons bientôt sur la place Virgen de los Reyes où se trouve l’énorme cathédrale et la Tour Giralda. Il y a un monde fou et nous devons patienter 45mn pour prendre nos billets.
Nous montons tout d’abord dans la tour Giralda haute de 97m qui domine la cathédrale. C’était autrefois le minaret de la Grande Mosquée.
La vue sur la ville est remarquable depuis le sommet de la tour !
Regardez cette vidéo de la Belle andalouse vue du ciel !
Une vue également sur le patio de los Naranjos et sur le clocher.
Nous redescendons et entrons dans la cathédrale. On ne peut s’empêcher de pousser un cri d’admiration : Que c’est grand, 130m de long et 76 de large ! On admire le mausolée de Christophe Collomb…
…La sacristie des Calices,
et surtout la Capilla Mayor, 220 m2 de figurines sculptées, en tout 1500 figures ciselées dans le bois de cèdre, puis dorées à l’or fin (1200 kg !) C’est le plus grand retable au monde !
La nef de la cathédrale,
Les orgues en acajou de Cuba du XVIIIème siècle. Il fallait autrefois 20 hommes pour activer sa soufflerie !
Les voûtes sculptées…
Quelle richesse, de l’or partout…
Le monument est grandiose, on est « baba » d’admiration !
Nous allons ensuite déjeuner dans une petite ruelle de la ville, à l’ombre car il fait très chaud (37°).
Il y a vraiment beaucoup de monde mais l’ambiance est très détendue et les gens rient beaucoup !
Nous continuons la visite, il y a tellement à voir que l’on ne sait pas trop où aller !
On déambule dans les rues et sur les placettes…
…pour arriver au palais de Casa de Pilatos. Il est dit que c’est la demeure seigneuriale la plus éblouissante de Séville.
Le patio principal avec des arcades ouvragées cache de superbes panneaux d’azulejos !
et un magnifique jardin de verdure…
Nous poursuivons notre balade dans le beau parc de la ville,
puis nous rentrons à nouveau dans les petites ruelles qui débouchent souvent sur de belles placettes avec des terrasses de café !
On s’y arrête d’ailleurs pour nous rafraîchir !
Nous terminons notre journée devant l’immense Palais San Telmo, qui abrite aujourd’hui le Parlement de l’Andalousie.
On reprend notre bus et rentrons vers 19h bien fatigués, on a beaucoup marché et la chaleur était écrasante. Mais quelle belle cité ! Nous continuerons la visite demain avec l’Alcazar le célèbre palais !
Soirée tranquille et on ne se fait pas prier pour aller au dodo (22h) !

21 Mai 2016
Réveil 8h, bien dormi mais il a fait très chaud cette nuit. Le port est bien calme ce matin, c’est vrai qu’on est samedi !
A 10h nous prenons à nouveau notre bus pour notre 2ème jour de visite de Séville.
Nous allons directement visiter l’Alcazar et il y a déjà une file d’attente importante.
Sa construction débuta au haut moyen-âge. Au cours de l’histoire, sa construction a fait appel à différents styles architecturaux, du style islamique de ses premiers habitants au style mudéjar et gothique de l’époque postérieure à la conquête de la ville par les troupes castillanes. Au cours des nombreuses rénovations sont venus s’ajouter des éléments de style renaissance et baroque.
L’enceinte a habituellement été utilisée comme logement des membres de la famille royale d’Espagne et du chef de l’état en visite à Séville. En 1972, l’ensemble fut déclaré patrimoine de l’humanité, en même temps que la Cathédrale de Séville et les Archives Générales des Indes. La fortification originale fut édifiée sur un ancien site romain qui fut plus tard wisigoth.
Période islamique :
L’Alcazar commença à prendre une allure de fortification palatiale après la conquête de Séville par les arabes en 712. Dès 720, ils en firent la résidence de leurs dirigeants. En 884, la forteresse contribua à éviter une invasion viking de la ville.
Depuis sa construction par les arabes, l’ensemble incluait plusieurs enceintes (Casa de los Principes), des résidences qui s’étendaient de la Plaza de Triunfo jusqu’au quartier de Santa Cruz (Barrio de Santa Cruz). Le premier palais islamique date de la même époque que l’Alhambra de Grenade. Il fut agrandi par la construction de la résidence des émirs au XIème siècle, de même que par l’ajout au XIIème siècle de fortifications ou du Palais des Bénédictions. Un siècle plus tard, les almohades ajoutèrent encore des patios et des palais. Actuellement, seul a été conservé le Patio del Yeso du palais islamique.
Période chrétienne :
Après la prise de la ville par le roi Fernando III en 1248, l’Alcazar se convertit en logement royal. C’est Alphonse X le Sage (fils de Fernando III) qui entreprit les premières réformes après la reconquête, ordonnant en 1254 la construction de trois grands salons de style gothique. En 1364, Pierre I de Castille fit construire le dénommé Palais Mudéjar, qui devint le premier palais d’un roi castillan qui n’était pas protégé par des murs et défenses d’un château. Ce palais est bien conservé et surprend par son architecture et la richesse de l’ornementation qui le pare. En 1366, lorsque fut achevée la construction du nouveau palais, une guerre civile opposant Pierre I et son demi-frère Henri II de Castille éclata, conduisant à la mort du roi. Pierre I n’aura certes pas profité longtemps de son palais, mais celui-ci est aujourd’hui considéré comme l’exemple le plus complet de l’architecture mudéjar en Espagne. Par la suite, on éleva dans l’enceinte la Chapelle Gothique, l’apeadero, le Patio de la Montería (chasse à cour) et les gargouilles des jardins.
L’Alcazar et la monarchie espagnole :
Au fil de l’histoire l’Alcazar (ou les Alcazars) ont été le théâtre de multiples évènements en relation avec la Couronne espagnole. En 1477, il servait de lieu de séjour au Rois Catholiques arrivés à Séville et un an plus tard, le 14 juin naissait le prince Jean d’Aragon. En 1526, on célébrait à l’Alcazar le mariage de Charles Quint avec sa cousine Isabelle de Portugal.
En 1823, lors de l’intervention militaire des « Cent Mille Fils de Saint Louis » (nom donné aux soldats français venus occuper l’Espagne), l’Alcazar servit de résidence à la famille royale de Fernando VII venue résider à Séville.
Par le décret du 22 avril 1931, le gouvernement de la IIème république espagnole céda l’Alcazar et ses jardins à la ville de Séville suite à une proposition du ministre Indalecio Prieto. Le dernier évènement en lien avec la monarchie eu lieu le 18 mars 1995 à l’occasion du déjeuner et de la réception du mariage de l’infante Elena, fille du roi Juan Carlos Ier, avec Jaime de Marichalar.
L’Alcazar Royal (Real Alcázar) de Séville est un ensemble d’édifices palatiaux entouré d’une muraille, situé en plein cœur de la ville de Séville.
Nous entrons par le patio del Leon.
puis dans celui de la Monteria.
C’est le style mudéjar : mélange d’art chrétien et musulman
Magnifique plafond en bois sculpté.
Le Patio de las Doncellas.
Des murs d’azulejos, de frises et de tapisseries somptueux !
Nous sommes maintenant dans les jardins. Il fait très chaud et il y a beaucoup de monde, mais le site est très vaste et on y circule assez librement !
Balade très agréable au milieu des allées, des fontaines, des orangers, des citronniers et des palmiers…
Nous terminons notre visite de l’Alcazar et nous sortons par le patio de las Banderas…
Nous déjeunons à l’espagnol (sangria et tapas).
Et nous passons l’après midi à arpenter les rues de la ville, beaucoup de verdure sur les balcons et beaucoup de couleur sur les bâtiments…
…avec une dominance du vert et du jaune !
Des ruelles et des places carrelées impeccables !
De jeunes « ménestrels » jouant la sérénade à une belle andalouse !
Des patios magnifiques remplis de plantes grasses !
De beaux immeubles bien conservés.
On pousse un peu plus loin et on découvre un monument étrange…
…Metropol Parasol, appellé « Setas de la Encarnacion » (Champignon de l’Incarnation) est un monument situé sur la Plaza de la Encarnacion. En effet, cette structure de bois d’une hauteur de 28 m ressemble étonnamment à un champignon. Composé de 6 piliers parasols reliés entre eux, ce monument recouvre cette place située au cœur de la capitale andalouse. Cette construction un peu extravagante tranche sensiblement avec le patrimoine architecturale ancien de Séville. Metropol Parasol paraît être une sorte d’ovni, d’intrus même.
Ce monument polémique de part son esthétisme particulier et son coût exorbitant a le mérite d’être unique en son genre et structurellement impressionnant.
Nous sortons un peu du centre ville et marchons le long du canal,
nous empruntons ensuite le pont Isabelle II pour revenir par l’autre rive.
El Museo Del Castillo De San Jorge… et des terrasses de café en bordure du canal.
Nous rejoignons le pont de San Telmo avec la vue sur la tour de l’Or. Nous terminons notre journée par la très majestueuse place d’Espagne…
…qui forme un demi cercle de 200 m de diamètre dans lequel s’élèvent les installations pour l’exposition hispano-américaine de 1929. On croirait un palais royal tellement le bâtiment est noble : briques, azulejos, pierre…
On se sent tout petit au milieu de cette place absolument magnifique !
Nous rentrons vers 19h, plutôt fatigués, car nous avons beaucoup marché aujourd’hui. Il faut dire que cela en valait la peine. Séville est une ville chaleureuse, attirante et gaie. Il y a beaucoup de choses à voir et à faire, nous n’avons pas tout vu, loin de là, mais ce que nous avons vu va nous laisser un merveilleux souvenir !
Bonsoir et à demain…










































































































































19/05/2016 : Parador de Mazagon – La Rabida (Palos de la Frontera) – Gelves (Séville)
